ORLEANS

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 Départ pour Philippe et moi de Colmar vendredi 16h30, direction Orléans, la voiture chargée de plomb et d'étain. Le trajet se fait au rythme des discussions, on refait le monde tout au long des 550 km qui nous séparent d'Orléans. Plusieurs fois nous avons été à deux doigts d'arrêter la voiture pour régler nos divergences historiques sur le pré mais le bon sens l'a finalement emporté et hélas, les Armées de la République aussi... 

Arrivés vers 22h00 on retrouve Lionel déjà sur place depuis la fin de l'après-midi. Une fois dans la chambre les discussions reprennent de plus belle la figurine plate, la ronde bosse, les armes de collection, la chasse et la gastronomie... pour se terminer après 1h00 du matin, "Et les gars, on a pas une expo demain matin ? ". Debout 7h, avant de quitter l'hôtel nous assistons impuissants à un Aboukir rugbystique qui sans doute nous a marqué à jamais. 

Après cette désillusion, nous rejoignons le lieu de l'exposition où les amis du Briquet nous attendent. L'emplacement du stand est très grand ce qui nous permet de déborder largement des 6 mètres que nous avions réservés au départ. C'est le moment choisit par Alain et Jean-Luc alias Pandore 67 pour rejoindre la troupe qui s'active au montage des grilles et à l'agencement du stand. 


Quand nous avons rempli la voiture avec Philippe, nous n'aurions jamais cru pouvoir tout caser sur le stand mais nous y sommes arriver et sans mentir nous avions un stand qui valait le détour. 

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La délégation AFCFEF à Orléans

La journée se passe au grès des rencontres. On discute cuir et métal, on retrouve de vieilles connaissances, on fait quelques achats, on prend des contacts pour le prochain salon de Lunéville.

"Vous ne voudriez pas venir exposer à notre salon de Lunéville? 

Ah oui ça nous intéresse. On viendra. Mais c'est quand les dates? 

Euh... (gêné). Ben on sait pas encore...

Ah ok !? (surpris), ben tenez nous au courant..." 

Concernant ce sujet on peut annoncer que Le Briquet ou encore N-S Production et le Forum de la Figurine ont donné un accord de principe. 

Grâce au talent de notre grand maître il se pourrait bien que la Grenade de Rubelles soit aussi du voyage. 

Au sujet des maîtres, il est fort probable qu'ils émettent des ondes pour se reconnaître entre eux sans avoir à se parler et ainsi se distinguer des simples mortels. Dans le genre Highlander de la peinture de figurines...


Il va sans dire que la peinture de nos maîtres a régalé l'assistance sans pour autant rendre jaloux les autres, les besogneux, que nous sommes. Le "display" (...à prononcer à l'américaine cela va sans dire) du sergent recruteur de la maréchaussée n'a pas laissé insensible les visiteurs. Tout comme les soldats de papiers, une technique inconnue de la plupart. Les dioramas, quant à eux, ont ravi les spécialistes du genre. 

Le samedi soir un cocktail suivi d'un bon repas nous attendait au cercle mixte de la gendarmerie (ils sont partout). Placés à côté des membres de la Grenade de Rubelles, le plat... d'étain a été à l'honneur tout au long du repas. 

De retour à l'hôtel après la première journée d'exposition les discussions se sont fait moins longues dans la chambre. Les organismes épuisés par la chaleur torride qui régnait dans la salle et les yeux fatigués après tout ce qu'ils avaient eu à endurer dans la journée, nous nous sommes rapidement couchés. 

Orléans étant un vrai chantier, le retour vers nos hôtels respectifs ne s'est pas fait sans encombre pour tout le monde... Certains, perdus, ont même failli passer la nuit dans leur voiture mais la charité des Orléanais ne s'est pas démentie, et grâce à leur aide tout le monde a pu retrouver un bon lit.

Le dimanche s'est écoulé comme le samedi, des discussions et des rencontres ont rythmé la journée. 

A l'heure des comptes nous avions vendus 13 figurines, ce qui est une performance correcte dans une exposition où le plat d'étain était assez peu représenté. En tout cas, il est indéniable que l'AFCFEF est connue et reconnue pour son savoir faire dans l'édition des plats d'étain. 

Vers 17h nous commencions à remballer nos affaires, le stand démonté chacun s'en est allé sur les routes de France avec le sentiment du devoir accompli, l'AFCFEF ayant été dignement représentée par ses paladins et ses voltigeurs de pointe dans la ville de la Sainte. 

Un grand merci à Alain, Lionel, Philippe et Jean-Luc...et aux organisateurs. C'était un beau week-end. 

Mathieu

Quelques unes des nombreuses et belles réalisations vues lors de ce week-end

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CHATEL SUR MOSELLE

A l'initiative de notre « bien aimé » président, le 10 septembre dernier, c'est le petite cité vosgienne de Châtel sur Moselle qui a accueilli notre seconde rencontre décentralisée de l'année.

Après la traditionnelle réunion suivi du repas pris dans la salle des fouilleurs située à l'intérieur du musée local, les membres présent ont pu participer à une très intéressante visite du château guidée par un membre l'Association du Vieux Châtel ; association qui restaure, entretient et anime ce site médiéval.

On a pu ainsi admirer de nombreux objets retrouvés lors des fouilles, puis les remparts et les trois étages de galeries souterraines.

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Installée sur un promontoire rocheux surplombant la Moselle, avec ses plus de 5 hectares de vestiges, la forteresse médiévale de Châtel-sur-Moselle est certainement l’une des plus étendues d’Europe.

Sa construction remonte au XIème siècle lorsque, à la mort de Gérard d'Alsace, son fils Gérard de Vaudémont conteste l'héritage de son frère aîné Thierry duc de Lorraine .

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Elle est agrandie ensuite aux XIIIème et XVème siècles. Les comtes de Vaudémont puis de Neufchâtel-Bourgogne adaptent leurs extensions à l’évolution des systèmes de défense.

Lors de la guerre de 30 ans, elle subit neuf sièges successifs. En 1670, Louis XIV ordonne la destruction des fortifications . En raison de la solidité de la construction, la destruction totale est impossible et les soldats de roi de France puis les habitants réquisitionnés enfouissent la forteresse sous plus de 200 000 tonnes de gravats. C'est dire si, depuis 1972, l'association citée plus haut a eu et aura encore du travail pour remettre à jour la totalité du site d'autant que deux ensembles immobiliers des années 1970 dénaturent encore le site.

Jean-Luc

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BAPTEME PAR IMMERSION

Pour réussir un baptême par immersion, il est nécessaire de réunir plusieurs composants:

1°- Un candidat.

2°Un (ou des) parrain(s).

3°Une date.

4°Un lieu.

1°- le candidat: je ne m'étendrai pas sur lui et sa personnalité. Vous comprendrez de qui il s'agit.

2°- Un ou des parrain(s).Je n'avais que l'embarras du choix: Patrick, Francis, Philippe, Jean-Luc, Louis, Patrice, Lionel, Félix, Pierre, Bernard (le franco-suisse sans son frère), Reinhold, Wolgang, Hanns, Alain, Pierre-Paul, Georges.

3°- La date: très important et à choisir au plus tôt, si nécessaire avec deux ans d'avance. Pour moi, ce fut le 11 août 2011.

4°- Le lieu. Celui-ci doit être choisi avec soin, connu de tous et suffisamment évocateur. J'ai donc choisi KULMBACH.


Après un voyage agréable, l'arrivée me plongea au sein de l'équipe pour assurer le montage du stand de l'association. Presque immédiatement après, ce fut l'immersion, le plongée sous un immense chapiteau réunissant moult stands de présentation de figurines. Ce fut le choc, bien que l'on m'ait préparé à l'avance. J'eus l'impression de pénétrer dans une ruche où le bourdonnement incessant des  discussions, impressions, négociations, exclamations le partageait avec le crissement de milliers de doigts saisissant puis posant, puis reprenant et reposant des figurines.

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Je me déplaçais dans un labyrinthe dans lequel à chaque mouvement de tête un stand se présentait à mes yeux. Bernard, à droite, à gauche, devant toi, derrière toi !!! Un océan de stands, toujours des stands, des figurines, toujours des figurines, de plus en plus de figurines, des milliers de figurines. Même si j'avais eu des yeux d'araignée, je n'aurais pas tout vu !


Une telle immersion nécessitait un retour au calme avec une bière de Kulmbach .Du moins je le croyais. Et bien non : après leur propre immersion, les autres faisaient comme moi, mais eux, ils déballaient ce qu'ils avaient acheté auparavant. Et cela continua le soir au restaurant où, grâce à Reinhold, nous nous sommes retrouvés : mais là aussi, la Klumbacherbier, et les figurines sur la table en attendant les plats.

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Le deuxième jour je pensai être baptisé. Et bien non, je me suis immergé de nouveau. Une sorte de frénésie me gagnait, une fièvre en quelque sorte. Et puis toujours des figurines, de la bière, y compris le soir avec le même spectacle des camarades se montrant leurs achats (car ils en achetaient chaque jour) et toujours cette ambiance sympathique, rires, histoires, échanges avec nos amis allemands, mais plus fort car nous étions plus nombreux.

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Le troisième jours, nouvelles et nombreuses immersions : mon baptême devait être consolidé! Et rebelote : figurines, bières, rires, blagues toujours au restaurant où nous occupions la moitié de la salle, toujours grâce à Reinhold.

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Je voudrais dire en conclusion, que mon baptême par immersion fut, à mon sens une réussite à laquelle mes parrains et quelques marraines, ainsi que mes amis allemands ont largement contribué, sans oublier la bière, évidemment, le tout dans une ambiance faite d'amitié, de passion partagée.


Et puis ce fut le retour. Je serais tenté de dire:

« Ich weiss nicht warum ich so traurig bin,

« dass ich von Kulmbach weggegangen bin !»


Mais, que me réserve l'avenir ? De retour depuis quelques jours, je baigne encore dans le bassin où je me suis immergé avec tellement de plaisir ! Ah! oui, Benoît:


Oui, j'ai déjà été à Kulmbach!

Bernard O.

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Contrairement au solide représenté sur cette photo, le liquide est bien sûr à consommer avec modération !

LA GUERRE DES PAYSANS

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 1525

Un vent de révolte embrase le centre, le sud de l’Allemagne et l’Alsace contre l’autorité seigneuriale. Les braises de ce conflit latent sont attisées par des prédicateurs itinérants (notre saynète) qui répandent la vision d’une société égalitaire inspirée des thèses de Luther et d’une relecture de l’évangile.

En Alsace, le mouvement qui débute en avril prend rapidement de l’ampleur et réunit plus de trente mille hommes soutenus par quelques lansquenets (mercenaires) ; il se traduit par le pillage de monastères mal défendus et sources d’approvisionnement pour les insurgés. Les émeutiers adoptent comme emblème le « Bundschuh », soulier à lacet des paysans par opposition à la botte des seigneurs.

           Incapables de rétablir l’ordre, les représentants de l’Empire, les nobles et les autorités des villes accueillent avec soulagement l’intervention du duc Antoine de Lorraine qui, par crainte d’une extension de la révolte à ses états, organise une expédition militaire. L’insurrection est écrasée dans le sang lors des batailles de Saverne et de Scherwiller (les 17 et 20 mai 1525)           

           Cet épisode dramatique s’achève par le raffermissement du pouvoir seigneurial sur une société paysanne abattue et soumise et qui ne bougera plus jusqu’à la révolution française.               

           Pour ceux que cette époque historique intéresse, on peut conseiller la lecture d’un ouvrage écrit par l’un de nos membres : « La guerre des paysans » par Georges Bischoff aux Editions La Nuée Bleue ; http://www.nueebleue.com/

VISITE CHEZ LES DIABLES ROUGES

Le  26 mars dernier, la réunion mensuelle de notre association habituellement organisée à Saint Dié, a été décentralisée à Colmar. Occasion pour Jean-François, le régional de l’étape, de nous arranger une visite très intéressante de la salle d’honneur du 152° régiment d’infanterie, formation qu’il connait bien

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 Historique du 152e Régiment d'Infanterie de Colmar

Le régiment historique d'Alsace.

Créé en 1794 à Landau in der Pfaltz, la 152e demi-brigade, qui donnera ultérieurement son nom au 152e régiment d'infanterie prend part à un grand nombre de campagnes du 1er Empire, dont Loano et Harbourg, qui vaudront au régiment les premières inscriptions sur son drapeau.

 

Dissout en 1814 puis recréé en 1887 à Épinal, le régiment, surnommé alors «Premier Grenadier des Vosges» participe à la Grande Guerre et se distingue en Alsace, sur la Somme, l’Aisne, l’Ourcq et lors de la prise de Roulers.

 

Mais c’est surtout en 1915 sur l'Hartmannswillerkorpf, également connu sous le nom de Vieil Armand, que le 15.2 fait preuve des plus hautes vertus militaires. L’ennemi lui décerne le titre de Régiment du Diable, après de féroces combats livrés sur cette montagne, devenue sacrée pour le régiment et où, par 3 fois, le 15.2 sera décimé.

 

Premier régiment à porter la fourragère aux couleurs de la Croix de Guerre, de la Médaille Militaire et de la Légion d’Honneur, il se voit désigné par le général en chef comme le «Premier des régiments de France».

 

Le 2 août 1919, il s’installe à Colmar, dans le quartier Rapp.
Septembre 1939, la guerre est déclarée. Le 152e régiment d'infanterie est en position de couverture le long du Rhin, puis rejoint en mai 1940 les Ardennes où les Allemands appliquent leurs efforts

 

Sous les ordres du général de Lattre de Tassigny, le régiment reste fidèle à son passé et ses vaillantes traditions, en particulier lors des combats de La Bascule puis de Rethel, entre le 15 mai et le 20 juin 1940. Sa tenue de feu et sa brillante conduite lui valent d’être maintenu après l’armistice comme régiment de tradition de l’Alsace sur la ligne de démarcation à Montluçon et Lapalisse.

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(figurines en bois de M. Kieffer)

 

Dissout au moment de l’invasion de la zone libre en 1942, il se reforme dans la clandestinité en Auvergne sous l’impulsion du colonel Colliou et participe aux combats de la Libération, de la Loire aux Vosges. Le 8 février 1945, le 15.2 rentre dans Colmar où le général de Gaulle lui remet son drapeau.

 

Le régiment participe ensuite à la campagne d’Allemagne, entrant le premier dans Stuttgart et termine la guerre sur les bords du lac de Constance. Il y restera en occupation jusqu’en avril 1946.

 

De retour en France, il s’installe à Mutzig et à Colmar pour quelques mois avant d’embarquer en juin 1955 pour la campagne d’Algéie. Successivement en Grande Kabylie, à la frontière tunisienne puis à Zéralda, le 15.2 remplit ses missions de pacification dans le secteur de Sédrata, et participe aux opérations héliportées durant la bataille de Soukh-Ahras ainsi qu’à la garde de la ligne Morice.

En 1964, le 152e régiment d’infanterie retrouve sa garnison, où il reçoit de la part des Colmariens un accueil inoubliable. Régiment d’infanterie des forces du territoire de la 6e région militaire entre 1964 et 1976 ; régiment mécanisé de la 7e division blindée de 1976 à 1984, puis régiment d’infanterie motorisé de la 5e division blindée de 1984 à 1990, il devient en 1990 régiment d’infanterie du 2e corps d’armée, puis du 3e corps d’armée en 1993.

 

En décembre 1996, le 152e RI passe sous les ordres de la 7e division blindée. Durant l’été 1997, il perçoit les chars AMX 10P et entame sa professionnalisation. Puis, avec la montée en puissance des effectifs d’engagés volontaires, il est rapidement projeté en opérations extérieures au Liban, au Kosovo, en Bosnie, au Tchad, au Sénégal, en Guyane ou encore en Côte d’Ivoire…

Fier de son passé et résolument tourné vers l’avenir, le 152e régiment d’infanterie s’engage avec enthousiasme dans toutes les missions qui lui sont confiées

 Projeté en 2011 en Afghanistan, le régiment percevra à son retour le VBCI, puis deux années plus tard le système FELIN.

Jean-François